Published on:

Jump to FAQ ↓

Sony Xperia 10 Mark VII — Un magnifique problème (Article de test)

Les téléphones Sony ne sont plus officiellement vendus sur de nombreux marchés depuis un certain temps, et voir la présence de la marque s'estomper frappe curieusement fort les fans de longue date. Le Xperia 10 Mark VII arrive comme une contradiction fascinante — d'une beauté époustouflante à l'extérieur, mais presque frustrante de vétusté à l'intérieur. Il vous pousse à poser une question brutale : « Pourquoi cela existe-t-il à ce prix ? »

Cette critique examine pourquoi le Xperia 10 Mark VII est le « clair de lune blanc » des smartphones — beau à regarder, mais surtout un téléphone Sony qui a oublié de concurrencer.

Sony Xperia 10 Mark VII Design

Design : La magie du blanc pur de Sony

Le Xperia 10 Mark VII adopte le minimalisme emblématique de Sony. Sa finition « blanc pur » est propre et affirmée, évitant les dégradés ou les teintes grises courants chez d'autres marques. Bien que le cadre et le dos soient en plastique, la peinture mate de haute qualité est douce et agréable au toucher, rendant les matériaux ordinaires haut de gamme.

Le module caméra est passé à une disposition en barre horizontale, un clin d'œil aux tendances actuelles de l'industrie tout en conservant une vibration Sony distincte. L'image de marque est iconique, avec un logo Sony audacieux et un logo Xperia dans le coin qui rappelle la série Z classique.

Note pour les utilisateurs : Comme le dos est en plastique, l'utiliser sans coque sur un appareil blanc risque de tacher cette finition immaculée avec le temps.

Un bouton d'obturateur dédié (en quelque sorte)

Sony a décliné un bouton d'appareil photo dédié de ses modèles phares.

  • Appui court : Capture d'écran
  • Appui long : Lancer l'appareil photo
  • Dans l'appareil photo : Obturateur ou appui long pour la vidéo

Bien qu'il lui manque la "vraie" mise au point à deux niveaux par demi-pression que l'on trouve sur les modèles plus chers et qu'il soit un peu petit pour une utilisation en paysage, sa présence crie toujours "Xperia" et reste un trait physique favori des fans.

Écran : Le 120Hz enfin là, mais avec des bémols

Sony est passé du ratio 21:9 à un ratio 19.5:9 plus conventionnel, qui s'adapte mieux aux applications de streaming modernes. Plus important encore, le taux de rafraîchissement de 120Hz est enfin arrivé.

Cependant, la dalle 1080p de 6,1 pouces semble "juste suffisante" plutôt qu'impressionnante. La luminosité manuelle stagne autour de 700 nits, et l'uniformité est médiocre. De manière inexplicable, il n'y a pas d'Always-On Display (AOD) — même pas pour les informations de base. Sony conserve également le concept d'"écran complet" sans poinçons ni encoches, ce qui donne des bordures symétriques mais significativement larges.

Matériel : Une puce du passé

Sous le capot se trouve le Snapdragon 6 Gen 3, un chipset qui semble déplacé en 2025.

  • Geekbench 6 : ~1000 single-core / ~3000 multi-core.
  • Jeux : Les titres légers fonctionnent bien, mais les jeux gourmands peinent autour de 35fps avec une chauffe notable.

Le verdict est sévère : il ne consomme pas beaucoup d'énergie parce qu'il ne peut tout simplement pas faire grand-chose. La fluidité du système en pâtit, avec des lancements d'applications lents et des ralentissements lors du multitâche ou de l'utilisation répétée de l'appareil photo.

Batterie et charge : Une endurance décevante

Malgré la capacité de 5000mAh, l'endurance en conditions réelles est à la limite du désastreux, suggérant une mauvaise optimisation entre la puce et le logiciel. La recharge est tout aussi lente selon les normes modernes, avec une recharge filaire de 18W prenant environ 93 minutes pour atteindre la pleine capacité.

L'héritage Sony : Des vertus obstinées

Là où Sony gagne encore, c'est dans son engagement envers des fonctionnalités pratiques et héritées :

  • Haut-parleurs stéréo frontaux : Voix claires, bien que les basses soient limitées.
  • Prise casque 3,5 mm : Rare et très appréciée des audiophiles.
  • Extension microSD : Tiroir SIM sans outil pour des mises à niveau faciles du stockage.
  • Durabilité : La résistance à l'eau IPX5/IPX8 reste une spécification solide pour ce segment.

Logiciel : Minimaliste à l'excès

Le logiciel est proche d'Android pur — plus pur que la plupart des Pixels. Cependant, il manque d'identité et de polissage. L'interface utilisateur semble datée, et les tests de stress multitâche montrent une mauvaise rétention en arrière-plan. Les fonctionnalités d'IA sont limitées à ce que fournit Google Gemini plutôt qu'à des expériences internes développées par Sony.

Appareil photo : Les limites du double objectif

Historiquement, Sony justifiait les compromis par les performances de l'appareil photo. Cette logique ne tient pas ici. Le système à double caméra manque d'un téléobjectif dédié, et l'application est lente à répondre.

  • Style : Le traitement « basse saturation, plus froid » de Sony persiste, offrant un aspect réaliste qui peut sembler terne à côté des résultats computationnels percutants des rivaux.
  • Qualité : La suppression du bruit est faible, et les photos de nuit sont souvent granuleuses avec des artefacts notables.
  • Vidéo : Limité à la 4K 30fps car le chipset ne supporte pas de fréquences d'images plus élevées. La stabilisation est l'un des rares domaines où il reste respectable.

Sony Xperia 10 Mark VII Camera Samples

Verdict final : Une belle coque, un cœur obsolète

Le Xperia 10 Mark VII est une contradiction — visuellement charmant et indéniablement Sony, pourtant obstinément sous-dimensionné. Il s'adresse à un groupe très restreint : les fans de longue date qui apprécient le langage de la marque, la prise casque, le slot microSD et l'absence d'écran à poinçon.

À son prix de vente, vous payez une « taxe de fidélité Sony » pour une esthétique spéciale plutôt que pour une expérience de smartphone moderne. Cela semble prouver que la division mobile de Sony n'essaie plus de gagner — seulement de rester reconnaissable jusqu'à la fin.